28 octobre 2008
Episode 3

18h29. Marc se trouvait devant la porte de Lucie. Allait-il sonner ? Des tas de questions se bousculaient dans son esprit. Comment lui, le cadre supérieur, en était il arrivé à vouloir se soumettre à une femme ? Pourquoi cette volonté le hantait jour et nuit au point de le frustrer ? Etait ce un désir réel ou un simple tourment passager ? Il se torturait mentalement. Mais, sa décision était au fond prise. Oui, il voulait se soumettre, être l’objet sexuel d’une femme, son soumis. Il sonna. La voix ferme de Lucie retentit lui ordonnant d'entrer.
Marc ouvrit la porte et franchit le seuil non pas sans une certaine appréhension. C'était l'inconnu pour lui. Qu'allait elle lui faire ? Qu'allait il devenir ? Un soumis oui, mais quel soumis ? Et parviendrait il à accomplir cette volonté ? Lucie était assise sur le canapé noir qui faisait face à l'entrée, elle ne souriait pas.
Tu es en retard.
Furent ses mots d'accueil. Marc était tétanisé devant l'air glacial de Lucie. Il était 18h31. Il tenta de s'excuser mais en vain, il bredouillait tellement.
Suffit.
Lucie avait levé la main.
Déshabille toi et mets tes affaires sur la chaise là.
Elle lui indiquait une chaise en bois, magnifiquement travaillée. Marc s'en approcha et entreprit d'ôter ses vêtements. Il posa sa sacoche contre le pied puis quitta sa veste qu'il posa sur le dossier. Il retira ensuite ses chaussures, sa cravate, sa chemise. Il se risqua à jeter un oeil vers Lucie qui le regardait sans une étincelle dans les yeux. Elle tapotait de sa main le bras du canapé, montrant son impatience. Marc se demandait si ce geste était pour l'impressionner se disant que si tel était le cas, c'était réussi. Il se hâta de retirer son pantalon qu'il plia et déposa sur l'assise de la chaise. Pensant avoir terminé son strip tease, il plaça d'instinct ses mains dans son dos, regarda sa maîtresse.
Voilà
Lucie posa un regard encore plus froid sur lui. Il en eut des frissons dans tout le corps.
Tu te moques de moi là ?
Elle avait l'air furieuse. Elle se leva prestement et prenant une cravache au passage, se dirigea droit sur Marc avec le regard de plus en plus mauvais.
Mais ... mais ...
Marc, sentant une certaine humiliation de se laisser traiter ainsi, cherchait ses mots. Il la voyait debout impressionnante à quelques centimètres de lui. Elle leva son bras droit et asséna un coup de cravache sur le ventre de Marc. Celui-ci se plia sous le choc du coup. Une douleur se diffusa dans son corps. Marc ne savait pas quoi dire, il se recula pour éviter un éventuel autre coup. Son regard était apeuré.
Je t'ai demandé de te déshabiller. Enlève tes chaussures et ton slip !
Je veux voir ton corps, tout ton corps.
Je veux pouvoir jauger la marchandise qui m'appartient.
Marc, accusant le coup de cravache, laissa les mots prononcés par Lucie pénétrer jusqu'à son cerveau. Tout en s'exécutant pour retirer les derniers barrages à sa nudité, il prenait consience des implications de la soumission. Il venait de comprendre que ce qu'il recherchait c'était de n'être plus qu'un objet au service d'une femme, qu'elle voye, en effet, en lui une simple marchandise achetée pour son propre plaisir. L'érection qu'il avait en entrant chez Lucie s'accentua. Une fois nu, il se positionna debout face à Lucie, les mains dans le dos attendant.
Tu vois quand tu veux.
Lucie lui flatta le sexe.
C'est bien dur ça.
Elle empoigna la verge et serra fortement. Marc se retint de crier mais son visage le trahissait. Il sentait la pression de la main de Lucie qui s'amusait, il le savait, à le malmener. Son sexe en érection était sensible et ne supportait pas d'être enserré, d'être écrasé entre les doigts de sa Maîtresse. Toutefois, Marc se surprit à aimer ça, à ne pas vouloir que ça s'arrête. Il en aurait presque joui. Son érection se confirmait.
Quelques minutes plus tard, il était nu au milieu du salon en train de baiser les pieds de sa Maîtresse. Il relevait ses fesses à la demande de Lucie qui s'amusait à tapoter sa cravache sur le bas de son dos, sur les deux galbes fermes. Marc se sentait parfaitement humilié dans cette position. Il s'appliquait à lécher les orteils de Lucie, le pied, remontant jusqu'à la cheville. Il ne s'aventura pas plus haut que le molet. Il fit les deux pieds sans savoir combien de temps il avait mis pour répondre au plaisir de sa Maîtresse.
Tu as terminé.
Lucie prit Marc par les cheveux pour le redresser. Il était à genoux devant elle maintenant, les bras ballants. Il la regardait, bouche fermée. Son sexe était toujours en érection. Il était bien évidemment moins dur que toute à l'heure quand Lucie l'avait empoigné mais il n'avait pas perdu pour autant de sa superbe. Marc aurait voulu jouir.
Ton sexe est toujour en forme.
Oui Maîtresse
Marc avait parlé d'instinct sans réfléchir aux éventuelles conséquences de prendre la parole sans autorisation. Mais, Lucie ne lui en tint pas rigueur. De sa cravache, elle alla titiller la verge dressée, la soulevant, la contournant.
Branle toi
Marc qui ne pouvait quitter son regard de celui de sa Maîtresse puisqu'elle le tenait par les cheveux obtempéra immédiatement. Il posa ses mains sur son sexe pour se caresser.
La suite au prochain épisode.
09 octobre 2008
Episode 2

Marc avait passé la soirée à revivre la scène. Il s'était volontairement soumis, lui le cadre supérieur. Si sa raison n'en revenait pas, se demandant ce qu'il lui avait bien pris, son corps en redemandait. Le paradoxe de Marc l'empêcha de trouver le sommeil jusqu'à 2 heures du matin. C'est difficilement qu'il se leva à la sonnerie du réveil.
Tant bien que mal, il arriva au bureau à l'heure. Sa secrétaire s'inquiéta de sa mauvaise mine. Il la rassura d'un geste de la main puis s'enferma dans son bureau. Il passa la matinée à ruminer, à se questionner sur ce besoin de soumission. Vers midi, il se leva d'un bond en affirmant que c'était lui le chef. Il voulait se prouver qu'il n'était pas soumis et qu'il ne le serait jamais. Il appela sa secrétaire.
Claire, venez là tout de suite.
La jeune femme s'empressa de répondre à l'appel de son patron. Elle savait qu'il n'acceptait pas de ne pas être écouté à la seconde. Elle entra dans le bureau.
Oui Monsieur.
Il la dévisagea. Plusieurs fois depuis qu'elle était là, il avait usé de son droit de cuissage. Il aimait à montrer que c'était lui le patron dans ce service. Plusieurs fois, elle s'était retrouvé à genoux sous son bureau, ou dans d'autres positions. Une fois, il l'avait même obligé à se caresser tout en restant à son bureau. Il l'avait regardé faire, il l'avait vu son visage devenir rouge de honte quand le livreur était passé et qu'il avait repéré ce qu'elle faisait. Marc aimait jouer avec ses subordonnés.
Claire, à genoux.
Elle obtempéra sans rien dire. Elle se mit à genoux. Marc défit sa braguette et lui présenta sa sucette masculine. Claire la prit entre ses lèvres doucement mais fermement. Elle avait, comme toujours, fermé les yeux. Marc apprécia les premiers mouvements de Claire, puis rapidement il se remit à penser à celle qui l'avait fouetté la veille. Son corps appelait à nouveau cette femme mystérieuse qui l'avait humilié la veille, qui l'avait mis dans une position inférieure. Il secoua la tête pour chasser ses pensées mais en vain. Son téléphone portable vibra. Un texto. De Lucie, sa maîtresse.
En érection tu dois être et non souillé.
D'instinct, Marc repoussa Claire avec sa main gauche. Il venait d'un ressentir un frisson désagréable lui parcourir le dos à cette lecture. Claire resta hébétée le cul à terre. Elle tenta de bredouiller quelques mots mais en vain. Marc la regarda héberlué, il n'avait pas volontairement agi.
Il congédia sa secrétaire, tenta de s'excuser mais ne sut pas comment faire. Les quelques mots de Lucie l'avaient replongé dans l'état de soumission qu'il avait connu la veille. Mais comment était ce possible ? Machinalement, il se caressa pour se mener aux bords de la jouissance et se laisser ainsi. Il voulait intérieurement lui faire plaisir. Il lui obéissait malgré lui. Cet état déroutait Marc. Son esprit et son corps s'étaient dissociés.
29 septembre 2008
Episode 1

Approchez ! Ne dites rien ! Laissez vous faire !
Il s'avance partagé entre l'excitation et la crainte. Que va t elle lui faire ? Il ne le sait pas. Il ne peut qu'imaginer au travers des conversations électroniques qu'ils ont eu. Elle aime soumettre les hommes, et il veut se soumettre. Mais, sont ils fait pour s'entendre ? Le voilà à quelques pas de la charmante femme qui l'a attiré, il y a quelques jours, sur un forum de discussion sur le BDSM. Il ne lui dirai rien, elle ne voulait pas entendre le son de sa voix. Elle le toisa de haut en bas. Il se sentait mal ainsi dévisagé, lui qui était nu comme un ver alors qu'elle avait revêtu un ensemble sexy.
Vous venez de vous engager sur un long chemin, et je serais là pour m'assurer que vous ne sortez pas des cadres imposés. A compter de ce jour, vous serez à mes pieds et vous satisferez toutes mes volontés.
Elle avait parlé calmement mais fermement. Il comprit qu'elle n'accepterait aucune contradiction, aucune remarque. Il ouvrit la bouche pour lui répondre avant de se rappeler qu'elle lui avait intimé l'ordre de ne rien dire. Elle remarqua le mouvement des lèvres.
Vous venez d'échapper à une réprimande.
Elle ne dit rien d'autre.
Mettez les mains sur votre tête que j'inspecte la marchandise.
Timidement, il s'exécuta. Il se sentit rougir. Lui qui était cadre dans une grosse entreprise se retrouvait nu au milieu d'un salon inconnu avec une femme à demi habillée qui allait le soumettre à tous ses désirs. D'habitude, c'est lui qui soumettait. Il en était là de ses réflexions quand il sentit une main lui palpait les fesses avec violence. Il retint un mouvement vers l'avant, l'envie de se soustraire à cette paire de griffes venait de lui traverser l'esprit.
Ne bougez pas !
Elle venait de lui rappeler avec ces quelques mots qu'il était là pour la satisfaire et non pour son propre plaisir. Il ferma les yeux, se mordit les lèvres. Elle venait d'enfoncer ses ongles.
Aïe !
Elle venait de le fouetter violemment. Il s'avança instinctivement et relâcha sa position, la regardant tout en se frottant les fesses. Il remarqua le martinet en lamelles de cuir qu'elle tenait. Elle n'avait pas bougé et le toisa encore plus froidement que toute à l'heure.
Vous pouvez partir, vous n'êtes pas digne de me servir.
Elle ne lui dit rien d'autre mais il put remarquer le dégoût dans ses yeux. Il ne voulait pas qu'elle le rejette. Il était sous le charme de cette Maîtresse.
S'il vous plaît, gardez moi.
Il venait de la supplier dans un murmure.
Remettez vous en position.
Il s'exécuta non sans hésitation. Il craignait la suite tout en l'espérant.
Prépare toi sale chien à subir mon courroux pour m'avoir désobéi et pour avoir tenté de soustraire à mon martinet.
Elle lui avait dit ces quelques mots à l'oreille. Elle ponctua sa phrase par une morsure légère à lobe.
Si tu as quelques chose à dire c'est maintenant.
Il ne savait pas quoi lui dire. Il avait tellement de choses à dire. Il avait peur, il était excité. Il craignait ce qu'elle pourrait lui faire et en même temps il le voulait. Il désirait se soumettre, être son esclave.
Faites de moi ce que vous voulez ...
Puis il hésita, se mordit les lèvres et rajouta
Maîtresse
Elle ne répondit pas. Elle reprit sa position. Elle était donc dans le dos de ce cadre d'entreprise, à quelques pas seulement. Elle commença par caresser du bout des lamelles en cuir les fesses fermes présentées. Là, elle devait endormir la méfiance de son futur soumis. Il s'attendait à être fouetter.
Il serra les dents, mais rien ne vint. A la place de la douleur qu'il s'attendait à ressentir, il avait droit à des caresses légères. Elle savait manier son instrument. Une douche chaleur commençait à envahir son corps. Il avait toujours apprécié que les femmes effleurent, tâtent ses fesses. Il se détendit.
Elle remarqua que le maintien du cadre se relâchait, ses bras tombant légèrement. C'est le moment qu'elle choisit pour lui asséner quelques coups de martinet. Au premier, il se contracta, avançant légèrement. Il avait amorcé une descente de ses bras puis s'était ressaisi. Elle lui asséna une dizaine de coups alternant la vitesse de frappe. Les fesses lézardées devinrent rouge pivoine.
Il avait été surpris par le premier coup, et avait eu mal. Les coups suivants l'avaient plongé dans un doux mélange entre douleur et plaisir. Il ne voulait pas qu'elle stoppe. Il était à sa merci. Il aimait qu'elle le fouette, qu'elle le punisse. Il aimait à penser qu'elle était si ferme dans ses gestes parce qu'il s'était quelques instants plus tôt soustrait à ses attentes. Il sentait le plaisir monter. Son sexe avait entamé un durcissement plutôt net. La pluie de coups stoppa.
C'est bien. Tu as reçu sans bouger. Rhabille toi et retourne à ta vie. Tu reviendras demain à la même heure.
Il ne savait pas quoi faire. Il ne bougea pas. Un violent coup de martinet lui traversa le dos.
Tu as entendu ce que je viens de te dire ?
Elle venait de hausser le ton. C'est alors qu'il baissa les bras, et se rapprocha des habits qu'il avait au début de la séance posé sur une chaise. Il était empoté. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle le renvoie chez lui, comme ça. Il se sentait frustré, frustré qu'elle ne le soumette pas plus, frustré de ne pas être allé au bout du plaisir. Il s'habilla tant bien que mal, repensant aux sensations qui l'avaient parcouru. Il aurait voulu jouir en sa présence.
Demain, je te veux en érection dés que tu arrives.
Bien Maîtresse
Il avait répondu instinctivement, sans réellement calculer ses mots.
Maintenant dehors !
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