24 avril 2009
** Naissance **

Les sens en éveil, il avançait doucement vers sa proie. Elle se tenait accoudée à la balustrade de la terrasse comme il lui avait demandé. Son regard pouvait balayé à loisir chaque courbe de ce corps de femme. Il l’avait rencontré chez des amis quelques semaines plus tôt. De fil en aiguille, ils avaient parlé de leurs vies intimes. Elle lui avait avoué son désir de se soumettre à un homme doux, attentionné et aimant. A la pensée de cette discussion, il sourit. Il avait aimé voir ses joues s’empourprer, entendre les hésitations dans sa voix. Elle avait même baissé les yeux en lui faisant cet aveu. Avait elle senti qu’il pouvait lui offrir ce qu’elle voulait ? Cette question titillait son esprit régulièrement depuis qu’ils avaient fixé ce rendez vous et qu’il lui avait imposé une mise en scène précise. Aurore savait qu’il était arrivé. Elle avait entendu la porte s’ouvrir.
Comme il lui avait demandé, elle se tenait sur la terrasse de la chambre d’hôtel, accoudée, laissant la fraîcheur du début de soirée jouer avec sa peau, ses sens. Elle ne portait que ses escarpins blancs et un bandeau de la même couleur sur les yeux. Il avait imposé la posture. Aussi, était elle légèrement cambrée, cuisse à peine écartée. En se préparant pour lui, elle avait été plusieurs fois tentée de partir. Elle avait voulu se rhabiller et rentrer chez elle. Mais, le désir de connaître enfin le bonheur de satisfaire un Maître avait été le plus fort. Beaucoup de questions étaient venues à son esprit. Etait elle prête ? Le voulait elle vraiment ? Quelle serait sa vie après ? Etait ce un homme bien ? Beaucoup de questions.
Il posa sa veste sur le fauteuil disposé en face du lit et sortit sur la terrasse. Les courbes d’Aurore étaient généreuses. Son corps était parfaitement dessiné. Sans la toucher, il s’approcha suffisamment d’elle pour qu’elle le sente. Il lui avait suggéré le silence, sans pour autant lui imposer, en lui expliquant seulement que cela lui ferait plaisir qu’elle lui obéisse. Doucement, il souffla un air chaud juste sous l’oreille gauche. Il put voir des frissons naître. Elle n’avait pas bougé, n’avait rien dit. Avec satisfaction, il se recula. Elle était belle ainsi positionnée. Il pouvait déjà sentir le désir naître dans son propre corps.
Délicatement, il la prit par le bras gauche. Elle se redressa. Guidée par lui, elle se mit à genoux. Plus rien ne comptait pour elle que les changements qui s’opéraient : sa respiration était plus lourde, son corps plus chaud. Il lui plaça les mains dans le dos, les faisant se chevaucher. A l’oreille, il lui murmura
Redresse toi ! Sois fière !
Immédiatement, Aurore rentra le ventre, leva les épaules pour se mettre droite comme un i et ainsi offrir à la vue de Mike une poitrine bien formée. Avec légèreté, il passa sa main droite sur un sein, puis sur l’autre. De simples caresses qui provoquèrent un gémissement appuyé. Par réflexe, elle se mordit la lèvre. Mike eut un sourire devant cette réaction à fleur de peau.
Aurore, veux tu toujours m’appartenir ?
Mike était debout, face à elle, attendant une réponse. La suite dépendra de ce qu’elle dirait. Il la voyait réfléchir intensément. Il ne pouvait lire dans ses yeux mais il savait qu’elle luttait contre ses doutes, ses craintes. Le temps s’était arrêté pour les deux partenaires. Au bout de quelques minutes, Aurore clama un OUI net. La décision s’était imposée à ses sens. Elle voulait appartenir à cet homme qui dés le première regard avait su enflammer son corps, son esprit, qui lui avait promis le monde dont elle rêvait. Mike se baissa doucement, posa ses lèvres sur celles de la jeune femme et lui murmura :
J’en suis heureux Aurore.
Mike se releva pour se déshabiller. Il plia tous ses vêtements avec soin. Une fois son effeuillage terminé, il s’installa dans un fauteuil placé à un mètre environ d’Aurore. Aurore, je suis assis à un mètre devant toi. Je veux que tu viennes à moi comme la chienne que tu veux être. Tu vas poser tes mains à terre, te tourner sur toi même et venir jusqu’à moi lentement. Je veux profiter de ton corps en mouvement. Elle obtempéra toujours en silence. En posant ses mains à terre, elle prit pleinement conscience de ce qui allait changer dans sa vie. Elle eut un moment d’hésitation pendant lequel la tentation de tout stopper s’imposa à elle. Puis, décidée, elle se plia à la volonté de Mike.
Doucement, elle tourna sur elle. Avec les escarpins, l’exercice n’était pas facile mais elle s’appliqua. Le sol était froid. Mike observa le corps de sa dulcinée. Chaque geste créait des ondes fluides. Il aimait ce corps qui était offert à son regard. Il aimerait encore plus jouer avec se dit il. Aurore venait, à présent, vers lui. Elle déviait légèrement de la trajectoire désiré. Il s’avança un peu afin de poser la main gauche sur la tête de la jeune femme et de la guider jusqu’à son entre cuisse. Une fois les mains d’Aurore à hauteur de ses pieds, Mike exerça une pression sur sa tête pour qu’elle stoppe. Les cheveux de la jeune femme venaient flatter ses jambes. Agréable sensation.
Maintenant qu’allait il bien faire avec elle ?
Vous qui passez par là, avez vous une idée ?
== Publicité ==
